Il n’y a pas de débat : la doudoune, l’essayer c’est l’adopter.

  Qu’elle t’accompagne pour faire du sport ou pour aller bosser, en plumes, synthétique, recyclée, noire ou colorée : ce vêtement est devenu un      incontournable.

  L’offre est pléthorique, pas facile de s’y retrouver pour la choisir, adaptée à ton utilisation, tes engagements et tes envies.

  On fait le point.

Anatomie de la doudoune

La doudoune a énormément évolué ces dernières années et elle a surtout gagné en popularité! 

Finie l’énorme doudoune de ton enfance qui te faisait ressembler au bonhomme Michelin. Aujourd’hui, la doudoune a la classe, on la porte avec panache!

 

Regardons de plus près :

une doudoune se compose de trois couches : un garnissage thermique (animal ou synthétique), une doublure intérieure et extérieure pour protéger et maintenir le garnissage et éventuellement d’un traitement déperlant pour protéger de la pluie. 

C’est donc un vêtement autonome, qui se suffit souvent à lui-même, surtout la ville.

Mais en montagne, elle fait souvent partie de la fameuse technique des trois couches :

1- couche thermique 

2- couche respirante

3- couche protectrice.  

La couche midlayer (celle du milieu, on traduit pour les non-bilinguals) se doit de garder la chaleur en créant une couche d’air. La doudoune est donc parfaitement adaptée pour aller skier ou barouder dans la neige (notons quand même que la polaire, qui fait aussi son grand retour, est également idéale en deuxième couche). Alors par grand froid, enfile ta doudoune sous une veste étanche. Tu verras, c’est comme se blottir dans un canap’ au coin du feu : un vrai bonheur ! 

  Goodtips : Pour tout   comprendre sur la technique   des trois couches, on te   conseille l’excellent Guide du   skieur éco-responsable de   nos amis de la Green   Session. 

Comment connaître la technicité d’une doudoune?

Il y a deux axes que tu dois connaître pour choisir en toute connaissance ta doudoune :  le remplissage et la technicité. Vous trouverez trois critères étroitement liés au savoir-faire. En effet, suivant avec quelle matière elle est remplie, l’effet ne sera pas le même mais il faut également une fabrication de qualité pour optimiser son efficacité. 

1 . le pouvoir de remplissage (appelé Filling Power ou FP)

Il est mesuré en cuin (pour « cubic inches per ounce ») et indique le volume occupé par un poids donné de duvet. Plus le nombre de cuin est grand, meilleure sera l’isolation. Les valeurs vont de 500 à 900 cuins – 500 étant le FP de la majorité des doudounes mode/lifestyle et 800 et plus étant considéré comme le top de gamme.

2. le pouvoir de rembourrage

C’est-à-dire la quantité absolue de rembourrage. Cela impacte l’allure générale de la doudoune : c’est pourquoi il existe des doudounes fines et des d’autres plus épaisses (puffy style) pour affronter un froid polaire. 

 

3. les coutures et caissons

Le cloisonnement est important surtout pour le duvet. C’est la manière dont les coutures sont faites pour stabiliser l’isolant à l’intérieur pour une répartition équitable sur toute la doudoune. Ainsi, le duvet ne s’accumule pas au même endroit et en boule. Il existe deux grandes familles de cloisonnage, couture en H et couture transversale. 

 

Le tissu de la doudoune a également son importance. Il doit être à la fois fin (pour la légèreté), souple (pour favoriser le gonflant de la plume) et résistant (pour ne pas perdre tout son rembourrage au moindre accroc). La question du rembourrage est également sujet à beaucoup d’interrogation, on va essayer d’éclaircir le sujet. 

 

Duvet, synthétique ou laine?

La doudoune en duvet 

Tout simplement imbattable en matière de ratio chaleur / poids / compressibilité, à partir du moment où l’on a plutôt affaire à du froid sec (oui parce que si vous êtes plutôt du type voileux, là ça ne sera peut être pas votre meilleur alliée…). Et en plus le duvet c’est moelleux. 

On sait, quand on lit ça on se dit, wahou mais la doudoune duvet à tout pour elle. Mais il ne faut pas oublier que le duvet ne tombe pas des arbres il faut donc le retirer du dos des gallinacées. En général, le duvet est à base d’oie ou de canard et c’est là que ça se corse. 

Aujourd’hui, les marques engagées font de plus en plus attention au respect de nos amis plumeux, dans des conditions plus acceptables, des plumages plus respectueux mais il existe encore des dérives. C’est pourquoi, on t’invite à être assez regardant sur la provenance et sur les engagements des fabricants. 

 

Des labels comme Global Traceable Down Standard (Global TDS) et RDS certified down permettent de s’assurer d’une bonne traitance des animaux et de plus en plus de marques sont certifiées. Il existe également des initiatives telles que la société Re:Down. Elle œuvre pour donner une nouvelle vie au duvet en le récupérant dans des couettes, duvet et les revend par la suite à des fabricants de doudounes.

La doudoune synthétique 

On vous a parlé en long, en large et de travers de la doudoune en duvet qui a été pendant de nombreuses années THE référence. De nouvelles matières synthétiques de garnissage ont vu le jour ces dernières années et ont beaucoup évolué afin d’égaler la star des doudounes. 

Les deux principales sont : 

  • Le Primaloft®. Le plus utilisé et un des plus performants.
  • La Ouate®. C’est un isolant, généralement utilisé pour les doudounes d’entrée/milieu de gamme. ( gros avantage de la ouate est de garder la chaleur en toute circonstance même mouillée).  

La doudoune synthétique séduit pour son respect des animaux à plumes, son côté économique, sa facilité d’entretien (stay stuned, on arrive très vite avec un article sur le sujet) et son efficacité dans des conditions humides

Le bémol, c’est que les fibres isolantes synthétiques sont généralement en polyester, un dérivé du pétrole. Cela engendre une pollution au long cours, car contrairement à ce qu’on pourrait penser, le polyester ne pollue pas qu’à sa fabrication ou lorsque le vêtement est jété. On observe un relargage de microparticules de plastique également à l’usage du vêtement ou lors du lavage en machine.

 

Point positif  : Il existe des matières en polyester recyclé ou de polyester synthétisé à partir de matières premières renouvelables (végétale), comme le glucose de maïs ( si si ça existe ! )

 

La doudoune laine

On ne parle pas du gros pull en laine qui gratte tricoté par ton arrière-grande-tante, mais plutôt de laine mérinos, plus fine et plus technique.

Cette laine a été un vrai coup de cœur lorsque je l’ai découverte.

Elle a l’avantage d’être naturelle et a priori plus respectueuse des animaux que le duvet, puisque la laine repousse toute seule. Contrairement au duvet, la laine respire relativement bien et reste efficace en matière d’isolation, même lorsqu’elle est mouillée. 

C’est donc une nouvelle alternative intéressante, mais garde en tête qu’elle n’égale pas la doudoune en duvet en termes de rapport poids/ chaleur/ confort… 

 

Voilà, fin du cours !

On espère que tu y vois plus clair et que choisir ta doudoune maintenant sera plus simple et plus éclairé. 

On a volontairement évité de citer des noms, mais de grandes marques outdoor font des efforts considérables pour réduire l’impact de leurs doudounes, alors garde ton esprit critique et regarde au-delà de l’étiquette ! 

Et évidemment, on ne le dira jamais assez, le meilleur déchet c’est celui qui n’existe pas, donc réparer ta doudoune actuelle et acheter de seconde main reste la meilleure alternative pour une pratique plus responsable !

 

Si tu veux en savoir plus, on te recommande le Guide des Vêtements techniques de montagne qui a répertorié, analysé et testé près de 4420 vêtements techniques des meilleures marques outdoor qui fait le point sur les différents types de doudounes avec une grande expertise.

 

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